Restauration

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La Restauration (1814-1830)

  • Période comprise entre la chute du Premier Empire le 6 avril 1814 et la révolution des Trois Glorieuses du 29 juillet 1830.
  • Il s'agit d'un retour à la souveraineté monarchique de la Maison de Bourbon, exercée dans le cadre d'une monarchie limitée (Charte de 1814) par Louis XVIII (1814-1824) et Charles X (1824-1830).
  • La période Louis XVIII est entrecoupée par les Cent-Jours du 20 mars au 8 juillet 1815 pendant lesquels Napoléon Ier reprend le pouvoir.

  • La Chambre des députés des départements, plus couramment appelée la Chambre des députés est une assemblée législative instituée par la charte de 1814.
  • Elle est constituée le 4 juin 1814 par les membres du Corps législatif de l’Empire, et compte alors 237 membres. Le 20 mars 1815, au début des Cent-Jours, elle est dissoute et remplacée en juin par une Chambre des représentants.
  • Après le retour de Louis XVIII, les élections des 14 et 22 août donnent aux ultra-royalistes (ou ultras) une majorité de 350 sièges sur 400. Le roi parle de "Chambre introuvable" ; gêné par son radicalisme réactionnaire, il la dissout le 5 septembre 1816, et le 25 octobre suivant, les élections sont favorables aux constitutionnels, c’est-à-dire aux modérés.
  • Les députés sont d’abord élus pour cinq ans et la Chambre renouvelée par cinquièmes. En application de la loi du 9 juin 1824, leur mandat est de sept ans et le renouvellement est intégral. Les élections, en 1827 et 1830, sont provoquées par des dissolutions.

Les députés :


Source : Wikipédia


Un maquis morvandiau en 1815

Un corps de partisans se forma à Alligny en Morvan
Le maire de la commune, Laurent Primard, demanda à la sous-préfecture de se mettre à la tête de l'insurrection. L'héroïsme de nos Morvandiaux trouva peu de sympathie à Château Chinon. Cependant, l'enthousiasme était grand à Alligny en Morvan et dans les communes voisines, où les habitants avaient un véritable culte pour Napoléon. Conseillé par le curé dont il avait épousé la nièce, Laurent Primard conduisit sa troupe au point de jonction des département de la Nièvrre, de la Saône et Loire et de la Côte d'Or, au lieudit des "Latois".
L'endroit était parfaitement choisi pour permettre à quelques centaines d'hommes de résister à une troupe nombreuse.
L'ennemi ne tarda pas à arriver. Le 5 Mars, un détachement autrichien passait aux Latois pour gagner la ville d'Autun. Les partisans ne les inquiétèrent point et les laissèrent passer ; mais dans la nuit, Franck Meuzel, courant la poste, était repassé par le même chemin ; il fut arrêté et fouillé par nos Morvandiaux, qui trouvèrent sur lui des lettres adressées au prince Lichtenstein. Le lendemain, l'estafette était conduite à Château Chinon, par les gardes nationaux d'Alligny en Morvan. Le 8 du même mois, un corps de cavalerie autrichienne arrivait aux Latois ; il trouva une route fermée. Commandés par Rasse et Collenot de Moux, les partisans qui avaient vu leur nombre s'augmenter, se siganlèrent dans la région par des coups de main audacieux. L'ennemi, qui craignait pour Autun, établit davant la ville un poste de quarante mille hommes.
Déjà, à cette époque, quarante mille soldats furent immobolisés par les Morvandiaux. Le 15 Mars, le sous-préfet, gagné à la cause, écrivait au maire d'Alligny en Morvan pour une levée en masse. Napoléon, informé de ce qui se passait en Morvan, envoya son intendant Forbin-Janson pour diriger les partisans. Venu aux Latois, le nouveau commandement distribua des armes, puis revint à Alligny en Morvan où il logea au presbytère qui devint le quartier général. Il remettait au curé la croix de la Légion d'Honneur. Les opérations allaient recommencer quand arriva, en juin, la nouvelle de la capitulation de Paris et l'abdication de Fontainebleau ; force à Forbin-Janson de licencier ses troupes.
Cependant, une proclamation de Schwarzemberg menaçait de la potence tous les insurgés ; on pouvait s'attendre à de terribles représailles. L'ennemi crut plus prudent de se borner aux menaces et à la crainte ; Il avait appris à ses dépens à connaître les Morvandiaux.
Seul, le presbytère qui avait abrité le chambellan de l'empereur, fut occupé par les généraux ennemis, et quand les alliés quittèrent le pays, cette maison fut mise au pillage, et le curé dut quitter Alligny en Morvan.

  • Source : Le Morvan coeur de la France - J. Bruley - Tome I
  • Transcripteur : Mabalivet (discussion) 16 avril 2020 à 13:43 (CEST)