Résistance dans la Nièvre : Différence entre versions

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Version du 19 mai 2020 à 14:32

Origine des Maquis nivernais :

Carte de France le 22 juin 1940
L'occupation allemande dans la Nièvre a été ralentie du fait de l'encombrement des routes et des voies ferrées créé par la débâcle militaire et par l'exode des habitants du nord de la France.C'est le 16 juin 1940 que les troupes allemandes arrivent du nord du département pour être le lendemain à Nevers et passer le 18 dans l'Allier.

L'armistice est signé le 22 juin 1940, mais beaucoup de français n'acceptent pas la capitulation ni la servitude annoncée.

La ligne de démarcation, qui sépare le nord et l'ouest du pays occupé du sud dit 'libre' (zone non occupée, surnommée 'zone nono'), passe au sud du Morvan.

Sous l'occupation, le Nivernais-Morvan constitue une région présentant des caractéristiques idéales pour abriter des maquis. De fait, il en compta 48 au total. Ils participent à des attaques visant la destruction des voies de communications, des lignes téléphoniques et électriques, des outils de production.

Les résistants sont représentés par 2 groupes : les FFI (Forces Françaises de l'Intérieur) très attachées à un patriotisme non radical, et reconnaissant pour chef le Général de Gaulle...... et les FTPF (Francs Tireurs Partisans Français) de sensibilité de gauche, engagés sous l'autorité du général Giraud, ce qui explique certains désaccords.Dans la Nièvre, les FFI sont dirigés par le colonel Roche, et les FTPF par de Champeaux et Roland Champenier.


La Nièvre entre en résistance :

Carte sur la stèle de Roland Champenier à Nolay
La première forme de résistance est née naturellement, lorsque les soldats de l'armée française, ne voulant pas se rendre, se cachent dans les bois, en particulier dans le haut-Morvan et sont recueillis par les habitants.Une autre forme se manifesta à la suite de l'installation d'un camp de prisonniers français à Fourchambault: ravitaillement clandestin, évasions, traversée de la Loire et franchissement de la ligne de démarcation par des passeurs.La troisième forme, la plus importante, prit naissance avec un afflux important de jeunes, réfractaires au STO qui préfèrent passer aux maquis plutôt que de partir travailler dans les usines allemandes. Cette résistance rurale a puisé sa force dans l'isolement du Morvan des années 40, mais surtout dans la solidarité de nombreuses familles, et dans les valeurs républicaines ancrées ici depuis le XIX siècle.La plupart des maquis portaient le nom de leur chef. C'est sous ces noms qu'ils sont entrés dans l'histoire de la résistance nivernaise.


Que peut on retenir dans l’histoire de cette épopée ?

En dehors d’un gros titre à sensation paru dans un journal parisien en septembre 1944 ('Le Morvan à feu et à sang'), rien, ou presque rien . Presque rien, cela veut dire une dizaine d'ouvrages à diffusion très restreinte publiés par des auteurs locaux. Aucune mention dans les cérémonies commémoratives nationales. Aucun chapitre dans les grands ouvrages sur la guerre et la Résistance. Aucune vitrine dans les grands musées nationaux consacrés à la libération. Pourquoi ce silence qui ressemble fort à une injustice à l’égard de ceux qui ont repoussé victorieusement les Allemands ? Pourquoi ce silence sur les combats dans cette région dont l’importance stratégique n’a échappé à personne du côté des alliés libérateurs et du côté des états-majors de la Wehrmacht ?


On peut avancer un certain nombre d’explications. Il n'y a pas eu de massacre, même à Crux la Ville, donc pas de 'Sang à la une' dans les médias. Ensuite, les unités engagées contre les Allemands, étaient constituées essentiellement de résistants et de gars du pays. Le prestige de l'uniforme n'a pas agi malgré qu'il ait rendu d'immenses services et sauvé à différentes reprises des maquisards en difficulté face aux Allemands, notamment à Montigny. Ils ont réussi de très nombreux sabotages, et détruit un matériel important, tout en gardant la raison qui tient au comportement de la population du Morvan et du Nivernais: sérieux et pondéré, issu du bon sens des gens de la terre, de la sagesse.

Comment s’est manifesté ce comportement dans les faits ?

Sans nier le fait qu'une population possède une diversité d’opinion face aux événements, qu’il y ait eu des gaullistes, des communistes, des partisans du maréchal Pétain, et même des collaborateurs, il faut reconnaître que même les pétainistes sont restés de bons Français, et ont laissé faire, sans pourtant approuver, les actions de la Résistance.

La grande majorité des fonctionnaires étaient acquis à la Résistance. On a vu les postiers mettre sur écoute les lignes téléphoniques réservées aux Allemands et intercepter les communications. On a vu les gendarmes poursuivre très mollement leurs enquêtes , renseigner les résistants sur les opérations commandées par les Allemands ou bien instruire et encadrer les jeunes recrues des maquis. On a vu des prêtres, tel l’abbé Prugnot, curé de Corbigny, apparemment admirateur du maréchal Pétain, mais en réalité authentique résistant, décoré de la légion d’honneur après la libération.


Cet élan pour chasser l’ennemi du territoire, cet amalgame de diverses classes de la population, en petit, dans la résistance d’abord, puis en grand dans les maquis, ont eu des conséquences importantes. À la libération, contrairement à ce qui s’est produit dans d’autres départements, la passation des pouvoirs s’est effectuée sans heurts ; l’épuration n’a pas pris l’allure de massacres injustifiés.

Toutes ces raisons expliquent le silence sur une région et une population qui ont , malgré tout, apporté leur contribution à la libération du pays.


Sources avec leur aimable autorisation :

http://chantran.vengeance.free.fr/Doc/Hubert%20Cloix09.pdf

http://beninois.free.fr/index.php?cat=maquis-nievre


Le Musée de la Résistance à Saint Brisson

https://www.youtube.com/watch?v=1IM3XsmK0oc


Source : YouTube
Transcripteur : Mabalivet (discussion) 19 mai 2020 à 13:58 (CEST)

Mémoires d'un massacre à Dun les Places

https://www.youtube.com/watch?v=1YEL88kffPw

Maquis Mariaux - Crux la Ville

https://www.youtube.com/watch?v=dKsans_kyjo