Luzy

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Histoire de Luzy

"Située sur la rivière d'Haleine, sous-chef d'arrondissement. Elle possédait autrefois une élection, mais faisait partie du district de Moulins Engilbert, maintenant elle est chef-lieu de l'arrondisssement de Château Chinon, avec un juge de paix, trois notaires, bureau d'enregistrement, receveur d'impositions qui touchent aussi celles de Savigny Poil fol et de Tazilly etc... Ce canton, composé de neuf communes, contient une population de 9 261 habitans, parmi lesquels la commune de Luzy en possède 2 081 pour sa part.

Luzy était sous le régime féodal, une baronnie relevant du comté de Nevers, à cause de la châtellerie de Savigny Poil Foll. Bonne d'Artois, comtesse de Nevers l'acheta en 1418, pour 5 000 fr. d'or et son fils Charles 1er, de Bourgogne, la réunit en 1442 au comté de Nivernais, en vertu de ses lettres-patentes. Depuis ce moment jusqu'en 1789, elle n'a cessé d'en dépendre avec le titre de châtellerie. Il y avait alors un lieutenant du bailli de Nivernais, et les appels de ses jugements se portaient à sa pairie de Nevers.

Jean Germain, nommé à l'évêché de Nevers en 1430, qu'il avait mérité par ses grands talens, était né dans le fief de la Perrière, près de Luzy. Il était par sa naissance, serf du comte de Nevers, qui hérita de sa succession, au préjudice de ses parens ; et l'affranchissement de Jacob Germain, son père, prononcé et accordé en 1431, ne s'étendait pas à ses enfans, même engagés au servir de Dieu ; disposition rigoureuse, car, lorque la souche est devenue franche, toutes les branches devraient l'être. Heureusement le régime féodal ne pèse plus sur nous, et le gouvernemnt parternel de nos rois nous accorde une liberté qui encourage les talens de tous genres.

Luzy possède une église qui dépend du diocèse d'Autun. Le sol des environs de Luzy est arénacé, la roche primitive en fait la base, et cependant il est très fertile en seigle de la meilleure qualité, en avoine et en pâturage dans lesquels s'engraisse d'une race de boeufs très estimée. On trouve aux environs des bois assez étendus, même en tirant vers Larochemillay, où les châtaigniers dominent. Mais ces bois n'ont pas encore obtenu beaucoup de valeur, faute de débouchés et d'usines pour les consommer.
Néanmoins Luzy, par sa position sur la rivière d'Haleine, fait travailler quelques tanneries, et obtient un peu de commerce par le moyen de la route de Bourbon Lancy à Autun qui la traverse. Le marché s'y tient le mercredi de chaque semaine, et le commerce consiste en seigle, avoine, boeufs, cochons, moutons, cuirs tannés et vins, qui ne sont pas du pays, car il ne possède aucun vignoble, mais la commune de Lanty, qui n'en est qu'à deux lieues, ou de la Bourgogne, par entrepôt.
Il y a à Luzy quatre foires par an ; le 31 Mars, qui dure deux jours ; 25 Juin, deux jours ; le 22 Septembre, deux jours ; le 6 Décembre, deux jours.

Cette ville a donné le nom à une ancienne famille qui fut éteinte vers l'an 1250, par le mariage de Jeanne de Luzy, qui en était l'unique héritière, avec Jean de Château-Villain, fils de Hugues de Château-Villain et d'isabelle de Dreux. André Duchesne rapporte les fondations qu'elle fit, conjointement avec son mari, à l'église de Semur, en Bourgogne. Les seigneurs de Pélissac, de Bordes et de Pallier, prétendent être sortis de cette maison, et même en ont pris le nom qui met Jean-Pierre de Luzy, seigneur de la terre de Bordes la Fayolle, au nombre des nobles du Nivernais".

  • Source : Mémoires pour servir à l'histoire du département de la Nièvre - J. B. Née de la Rochelle - 1827br>
  • Transcripteur : Mabalivet (discussion) 24 avril 2020 à 13:48 (CEST)

Relevé dans la presse

  • La foudre est tombée sur le clocher de l'église de Luzy et l'a réduit en cendres. Les cloches ont été fondues.
(Le Petit Journal du 17/07/1874)
  • Incendie :
    Au cours de l'orage qui a éclaté, dans la nuit de samedi à dimanche, la foudre est tombée sur un bâtiment d'exploitation situé aux Bonnots commune de Luzy, appartenant à M. de Corbalon et loué à M. Rançon. L'immeuble a été complètement détruit ; les pertes, évaluées à 10.000 francs sont couvertes par une assurance.
(Le Courrier de la Nièvre du 07/06/1903)
  • Blessures accidentelles :
    Dimanche, vers neuf heures du matin, le jeune Gendras Arthur, âgé de 21 ans, domicilié chez son père, aubergiste à Luzy, s'est coupé accidentellement l'annulaire et l'auriculaire de la main gauche, à la hauteur de la première phalange, en découpant, avec un couperet, un morceau de viande sur un billot.
    Gendras doit partir au régiment en novembre prochain.
(Le Courrier de la Nièvre du 13/09/1903)