La caserne Charbonnier

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  • Decize n'avait plus de garnison depuis le XVIIe siècle quand, après la désastreuse guerre franco-prussienne de 1870-1871, la municipalité a demandé l'établissement d'une caserne dans la ville. L'État-Major décida alors que Decize recevrait une compagnie du 56e de ligne ; leur casernement a été un moulin désaffecté à l'extrémité du faubourg Saint-Privé, puis un bâtiment situé derrière la mairie.
  • Le 22 avril 1874, le maire Jean-Charles Decray a reçu une demande de l'officier responsable du génie à Bourges : une caserne permanente allait être construite à Decize. La ville a lancé un emprunt afin de réunir la somme de 250000 francs nécessaire à l'achat d'un terrain et aux travaux.
  • La caserne a été construite entre le 20 avril 1875 et la fin de 1877, afin d’héberger un bataillon du 13e Régiment d’Infanterie. Elle a reçu le nom d’un général d’origine nivernaise, Louis Charbonnier (1754-1833). Un terrain de manœuvres a été loué aux Ponts-et-Chaussées au bord de la Loire, dans l' île de Caqueret.
  • L’occupation militaire a cessé en 1920. La caserne a été vendue à Joseph Boigues, directeur de l’Usine Céramique de Decize. Elle a été acquise ensuite par la Coopérative Agricole de la Nièvre pour la majeure partie des bâtiments, et par M. Warburton, directeur d’une chapellerie. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, la caserne a servi de cantonnement pour des détachements de l’armée allemande. Les locaux des cuisines ont été transformés par Gustave Loreille, artisan du cuir, qui a installé une petite usine, dont l’activité s’est terminée vers 1985. Un orphelinat, le Chez nous, a accueilli pendant une quarantaine d’années des jeunes garçons issus de la région parisienne.
  • Depuis 1991, le bâtiment principal et l'ancienne infirmerie ont été transformés en logements : c'est la résidence Val de Loire. Un projet de galerie commerciale au rez-de-chaussée n'a pas réussi, de rares magasins s'y sont installés et ils n'ont tenu que quelques années. D’autres dépendances de l’ancienne caserne, après avoir connu d'autres utilisations, sont actuellement occupées par les pompes funèbres et par le magasin À l'Abri du Pêcheur.
  • Dans la cour se dresse un soldat sculpté par Frédéric Drazek.



La caserne vue de loin
Soldats dans la cour
Statue et militaires en juillet 2014




Références : VOLUT, Pierre, Decize et son canton au XIXe siècle et à la Belle Époque, 1999, chapitre 3-2, p. 135-140.
VOLUT, Pierre, Decize rue par rue, Camosine, Les Annales des pays nivernais, n°75, 1993, p. 8.
VOLUT, Pierre, CD-ROM Histoire de Decize, 2013, 7-312.

Texte et images proposés par Pierre Volut et mis en page par Michel Mirault le 9 novembre 2016