Inscrits maritimes au XIXe siècle : Différence entre versions

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Bateau dessiné par le Dr Jacquinot
  • Sous la Révolution et le Premier Empire, plusieurs Decizois ou habitants des communes voisines servent dans la marine ou dans les batteries des ports.
  • Les plus anciens états des militaires appelés appartenant à la Marine conservé par les Archives Départementales de la Nièvre sont datés de juillet 1814 et de mai 1815(1).
  • Le premier mentionne une levée de 21 hommes dans le département. Ils étaient destinés aux équipages de haut bord de la flottille au port de Toulon. Ces équipages ont été dissous le premier juillet 1814 (après la première abdication de Napoléon et l'arrivée au pouvoir de Louis XVIII) ; presque tous les Nivernais étaient alors portés déserteurs ou malades. Aucun Decizois ne figure dans cette liste ; Pierre Lebeau, originaire de Cercy-la-Tour, est porté déserteur depuis le 9 février 1813.
  • Dans la liste de 1815, on trouve trois Decizois : Jean Labonde (qui est parti à Lorient le 29 mai 1815), Charles Pestiot (affecté à la 12e compagnie d'ouvriers du port de Boulogne), et Jean-Baptiste Alleau. Etienne Pannetier, de Charrin, est à bord de la Cirïe [sic].
  • En 1818, 33 inscrits-marins sont répertoriés dans le département. Le Ministre de la Marine réclame au préfet qu'ils soient conduits vers leurs ports d'affectation. Decize en fournit quatre : Jean-Marie Montré, Etienne Blondeau, Jean Favier et Joseph Semé. Il y en a 12 à Nevers, 7 à La Charité et 9 à Cosne.
  • Les communes de la Nièvre soumises à l'inscription maritime sont celles qui bordent la Loire (ou l'Aron pour l'une d'entre elles), et où s'exercent les métiers de mariniers, voituriers par eau ou charpentiers de marine :
-Nevers et Imphy ;
-Decize, Saint-Léger, Druy, Avril, Fleury, et Cercy ;
-Cosne, Neuvy, La Charité, Mesves, Pouilly, La Marche et Livry.
  • Cette situation se prolonge jusqu'en 1860. Le ministre charge alors les préfets des départements de recrutement d'effectuer une enquête sur les métiers de la navigation intérieure, dans le but de rétablir un quartier d'inscription maritime à Nevers. Les maires des différentes communes concernées répondent souvent comme celui de Neuvy-sur-Loire que « la navigation de la Loire étant si rarement praticable, il n'y a pas d'hommes exerçant spécialement la profession de mariniers et il serait impossible d'en désigner un seul vivant uniquement de cet établissement. »
  • Dans certaine communes, les anciens mariniers de Loire sont devenus pêcheurs ou patrons de cabarets.
  • La lettre de Jean-Charles Decray, sénateur-maire de Decize, est plus nuancée : « Le nombre des mariniers à Decize était autrefois assez considérable, mais l'établissement des canaux qui n'exigent pas d'individus ayant des connaissances spéciales, mais de simples manœuvres, l'a beaucoup diminué et, d'un autre côté, le genre de commerce qui se rattache à cette profession s'est un peu déplacé et a plutôt son siège dans la commune voisine de Saint-Léger-des-Vignes qu'à Decize même. Il n'existe plus à Decize que 14 personnes pouvant mériter la qualification de mariniers, et exerçant le métier. Leur travail se borne à la navigation fluviale et je ne sache pas qu'aucun d'eux se livre à ce que vous nommez la navigation mixte(1). »
  • C'est la ville de Cosne qui compte le plus grand nombre de mariniers : 28 ; Nevers n'en a que 18. Et Cercy-la-Tour en revendique 24, dont plusieurs membres de la famille Gonin. Pourtant, l'Aron n'est plus navigable depuis un demi-siècle. Le maire a dû confondre mariniers fluviaux et mariniers des canaux.

(1) A.D.N., cotes R 3023-3025.

Texte de Pierre Volut http://histoiresdedecize.pagesperso-orange.fr/index.htm