Clamecy église

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L'église Saint Martin

 
L'église Saint Martin de Clamecy
  • Grande et belle église, autrefois collégiale, maintenant paroissiale de Saint Martin ; première et seconde moitié du XIIIè siècle, sauf la première travée à l'ouest, la tour et plusieurs chapelles, qui sont des premières années du XVIè.
  • Plan rectangulaire, trois nefs et déambulatoire à angle droit, avec saillie de cinq chapelles au sud et de quatre au nord.
  • Sept travées égales, dont deux forment le chœur ; six de ces travées, voûtées sur croisées d'ogives rondes ou à arête mousse, séparées par des arcs-doubleaux plats avec moulures rondes sur les angles aux deux travées du chœur, et semblables aux membrures diagonales aux autres travées, qui paraissent un peu plus modernes que les premières ; clefs sculptées de rosaces ; la travée occidentale voûtée sur croisées d'ogives, liernes et tierceron prismatiques.
  • A chacune des trois travées orientales, sont deux fenêtres en lancette ; aux trois autres, des fenêtres gothiques divisées en deux panneaux tréflés surmontés d'un quatre-feuilles ; ces fenêtres ouvertes en retraite, derrière les formerets complétement détachés du mur, et un chemin de ronde circulant derrière la naissance des membrures ; triforium de trois arcatures gothiques à chaque travée.
  • Piliers ronds, les uns simples, les autres garnis de colonnettes engagées qui soutiennent les membrures ; quelques unes de ces membrures retombant sur des masques ou sur des consoles de feuillages.
  • Chapiteaux de crosses végétales plus vigoureuses aux trois travées orientales ; à ces dernières travées, archivoltes des bas côtés plates, garnies de moulures rondes, et, aux autres travées, formées de plusieurs moulures rondes à arête.
  • Bas côtés voûtés ainsi que la maîtresse nef ; clefs de feuillages ; chemin de ronde derrière la naissance des membrures ; fenêtres en lancette, trois d'inégale hauteur à la travée centrale du bas côté à l'est, et deux roses festonnées.
  • Dans ce bas côté, derrière le chœur, galerie d'arcatures cintrées ou surbaissées ; têtes fort variées, les unes nimbées, les autres grimaçantes, décorant les retombées.
  • Chapelle de l'angle sud-est voûtée comme les autres parties de l'église qui datent du XIIIè siècle.
  • Le dessous du clocher, dont la première pierre fut posée en 1509, comme le prouve une inscription gravée dans l'escalier de ce clocher, voûté sur huit membrures prismatiques partant d'une clef percée ; fenêtres gothique, l'une à remplage flamboyant ordinaire, l'autre divisée par des meneaux perpendiculaires, montant jusqu'au haut de la fenêtre, et entre lesquels se voient des compartiments en losange renfermant un quatre-feuilles allongé ; vitraux du XVIè siècle, assez bien conservés, représentant les divers épisodes de la légende de Constantin, avec inscriptions ; épitaphe en lettres minuscules gothiques de Jean Tibiart, prêtre, mort en 1485, et de Guillaume, son frère.
  • De cette chapelle, on entre par une double porte dans une autre plus petite à voûte garnie de membrures inscrivant des compartiments flamboyants, qui devait être le trésor.
  • La première travée du bas côté nord a aussi une voûte dont le réseau de membrures, assez singulier, dessine un losange d'où partent quatre compartiments en triangle allongé ; à cette travée est la petite chapelle des fonts, avec clefs pendantes ; les autres chapelles, du XVIè siècle, offrent divers détails d'ornementation très soignés et sont percées de fenêtres à remplage flamboyant.
  • Façade de la plus grande richesse flanquée, au sud, du clocher ; deux portes en anse de panier, séparées par un pilier autrefois décoré d'une statue, ouverte sous quatre archivoltes en retraite

, garnies de niches renfermant des groupes et reposant sur de grandes niches vides qui ont elles-mêmes pour supports des tableaux sculptés représentant des sibylles, avec leurs attributs, les apôtres et un certain nombre de ces sujets de fantaisie que les derniers temps du moyen-âge mêlaient aux images sacrées.

  • Dans les voussures, trente-deux tableaux, fort mutilés, donnant la légende la plus complète que l'on connaisse encore de saint Martin.
  • De chaque côté de la porte, des niches et des montants surhaussés décorés d'ornements de tout genre, dont le sommet, amorti en pinacle, se relie par un remplage flamboyant à la haute accolade, à couronnement brisé, qui encadre les archivoltes du portail.
  • Au-dessus du premier étage de la façade, une balustrade en pierre à dessins flamboyants, soutenue par un entablement de feuillages ; derrière la balustrade, le pignon, percé d'une large fenêtre gothique, sous une accolade à montants surhaussés à peu près semblable à celle du portail et couronnée par une statue de Dieu le père ; des nervures décrivant des dessins flamboyants garnissent le fronton, dont les rampants sont décorés de crochets et de pinacles ; arcs-boutants à jour à dessins flamboyants, reliant le haut du pignon à des contre-forts amortis en pinacle, aussi richement ornementés que le reste.
  • Le clocher est une haute et belle tour carrée flanquée, à trois de ses angles, de contre-forts à pans, décorés de niches et de moulures, et, au quatrième, d'une tourelle engagée ; cette tour est divisée en trois étages percés : le premier, des deux fenêtres gothiques décrites ci-dessus, surmontées de hautes accolades ; le second et le troisième, ce dernier en retraite, sur chaque face, d'une baie gothique à remplage flamboyant sous une accolade dessinant des arcatures tréflées ; des galeries flamboyantes avec gargouilles couronnent la tour et la tourelle d'escalier.
  • Le côté nord de la première travée et l'extérieur des chapelles du XVIè siècle offrent des ornements analogues à ceux de la façade.
  • Aux parties du XIIIè siècle, des arcs-boutants simples appuyés sur des contre-forts à retraites amortis en pignon, ceux du nord plus saillants, plus ornés et percés d'arcades gothiques permettant de faire le tour de l'église de ce côté sans les contourner.
  • Modillons de forme bourguignonne.
  • Au sud, porte gothique autrefois divisée par un pilier : quatre retraites de tores sur des colonnettes à chapiteaux de crosses végétales ; autre porte de même style, moins grande, au nord.
  • Cloche non datée de la première moitié du XIVè siècle, la plus ancienne du département, provenant de l'ancienne Chartreuse de Basseville : elle porte une inscription en lettres capitales gothiques ; autre cloche de 1782 avec inscription ; bénitier en fonte de la fin du XVIè siècle , portant un écu à un rais d'escarboucle (de Clèves ?).



Sources : Répertoire archéologique du département de la Nièvre rédigé sous les auspices de la Société nivernaise des Lettres, sciences et arts par M. le comte de Soultrait ; impr. nationale (Paris) – 1875 et Patrimoine des communes de la Nièvre (Éditions Flohic)
Photo : Éric Monnier (GenNièvre)
--m mirault 22 octobre 2010 à 11:53 (UTC)


La Collégiale Saint Martin

L'église primitive, érigée en paroisse au commencement du 9ème siècle, fut probablement reconstruite dans un style roman au même emplacement, lorsqu'en 1075, Vuido ( ou Guy ), premier Vicomte de Clamecy fonde un collège de huit chanoines. Il vient aussi rehausser l'éclat des fêtes religieuses.( Le livre de Fabrique, la Fabrique étant l'ensemble des clercs et laïcs chargés d'administrer le fonds et revenus affectés à l'entretien d'une église au 96 articles spécifiques de cérémonies liturgiques à St martin, ainsi qu'un " Cérémonial " concernant les processions ).

D'importants travaux furent effectués " grâce " à la piété et la magnificience des seuls habitants de Clamecy ". La première pierre du portail actuel posée le 9 Juin 1515 ; à cette date, la Tour est déjà édifiée. La commémoration de l'évènement figurait autrefois, gravée sur un des piliers de l'ancien jubé : MIL cinq cents, moins trois seulement fut de la Tour de cette église, en avril, pris le fondement et la première pierre assise, laquelle Tour fut entreprise le lundiy de Pasques, la grande Vostre aulmône soit ici mise tant que puis vous lecommande.


Pierre Cuvé ( ou Couvé ), maître tailleur de pierres, fut l'architecte de la Tour construite en pierres calcaires provenant des roches de Basseville. Il se serait tué en tombant de l'échafaudage de cette tour. Sa statue est bien connue des Clamecycois : En tenue, au 15ème siècle, " il tient à la main droite un rouleau de papier en partie déployée sur lequel est placé un plan, vraisemblablement celui de l'église de l'église ".


Au 17ème siècle, les pluies et intempéries ayant érodé cette statue, les habitants de la ville voient qu'il s'agit de l'éffigie du Duc de Nevers, alors fort impopulaire, et le saluent ironiquement en criant " à bas le duc " expression qui devient dans le langage populaire " à baldu".br>

Ce chef d'oeuvre faillit disparaître durant la Terreur de 1793, sans scrupule, ayant ordonné de décapiter les clochers sous prétexte d'égalité, le " club des Jacobins " de la ville décide de sa destruction. mais les moyens d'assurer sa démolition s'avèrent difficiles. Née alors l'idée ingénieuse de briser les gouttières : Les eaux n'ayant plus d'écoulements extérieurs s'inflirtreront dans la maçonnerie, la détruiront rapidement sans peine et sans frais ". Alors, on brisa les quarantes " chèvres " ou gargouilles et on mutila les statues...Après la Révolution, on remplaça les " chèvres " par des creneaux de fer blanc qui subsisteront jusqu'en 1840, où le célèbre architecte Violet-Le-Duc, entreprit la restauration du bâtiment.


LA TOUR : Son histoire ne manque pas d'anecdotes. L'un des plus dramatiques épisodes date du 17ème siècle. Les Clamecycois faisaient son ascension en pélérinage le 3 Décembre, jour le la Sainte Barbe. En 1634, un "plaisantin " sème des pois ronds sur les marches de l'escalier à vis ; cette farce stupide et dangereuse entraîna la chute de pélérins en si grand nombre qu'il y eut un amoncellement de bléssés entraînant la mort de plusieurs personnes par étouffements.


LES CLOCHES Le troisième jour de septembre 1595, fut béniste et consacrée pour le service de Dieu et de son église, la grosse cloche de l'église St Martin de cette ville, en nombreuse et notable assistance du peuple et habitans dud. Clamecy et aultres circonvoisinspour moy soubzsigné Chantre - curé et Chanoine en l'église dud - Clamecy et fut nosmmée " Martine-Henriette ".

Les registres baptistères de la paraoisse mentionnent à la suite les noms du parrain et des deux marraines. Cette particularité des deux marraines pour une cloche est empruntée au cérémonial des baptêmes ordinaires, où il était alors l'usage de donner deux parrains pour un garçon et deux marraines pour une fille. Le livre de la Fabrique nous indique que le 18 Novembre 1778, deux grosses cloches sont baptisées à l'occasion de la visite du Duc et de la Duchesse de Nevers, parrain et marraine d'une nouvelle " Martine ".


Au moment de la Révolution, elles sont au nombre de cinq, les grosses étaient Marie, Martine et Gabrielle. Fouché, en mission dans la Nièvre prescrit aux municipalités par arrêté du 5 Août 1793, de faire descendre les cloches, sauf une, pour les convertir en canons. A Clamecy, les autorités connaissent l'attachement de la population à leurs cloches, font la sourde oreille !
Mais, le 15 Août suivant, Fouché arrive dans la ville et manifeste son mécontentement : Le représentant du peuple requiert la municipalité de descendre promptement les cloches superflues qui sont dans les cloches. elles ne font que fatiguer les oreilles des patriotes ; il vaut mieux les convertir en canons. Le son des cloches est le signal du fanatisme. Qu'elles soient transformées soudain, ainsi que l'airain et le bronze qui surchargent les temples de la Divinité, en tonnerre qui foudroie tous nos ennemis".
Les dirigeants doivent obéir ; et Marie, Gabrielle et deux autres cloches sont ainsi descendues, laissant seule Marie en haut de la Tour.


Cette dernière ayant été fêlée lors de l'insurrection de Décembre 1851, fut refondue en 1857. La même année, trois cloches exactement semblables aux précédentes et portant le même nom de Martine-Henriette, baptisée le premier Novembre par Monseigneur Dufêtre, Evêque de Nevers, et ennemi de l'écrivain Tillier Claude.
La cloche de la Chartreuse de Basseville semble avoir échappé au massacre de 1789.

  • Source : Les pages clamecycoises d' Annie Delaitre-Rélu - (extraits) Site Frédéric Delaitre
  • Transcripteur : Mabalivet (discussion) 11 avril 2020 à 13:03 (CEST)


Le drapeau tricolore de la Tour de la Collégiale Saint Martin

Que l'on arrive à Clamecy par n'importe quelle direction, la première vue est la Tour de la collégiale surmontée d'un drapeau tricolore, élément inhabituel pour un édifice religieux, plus souvent surmonté d'une croix, d'un coq ou d'une girouette.
Mais à quand remonte cette tradition ? Les archives de la Société Scientifique restent muettes sur le sujet.
Cependant le hasard d'une lecture semble offrir une hypothèse intéressante : " La révolution de Clamecy et des environs " par l'abbé Charrier.

Les administrateurs du District de Clamecy A leurs concitoyens.
Salut et Fraternité.''

Des paroles énigmatiques, des symboles superstitieux, de vains écussons ont depuis longtemps dirigé des hommes ignorants dans la carrière civile et politique.
Aujourd'hui, il faut des mots qui disent des choses et des signes portent dans les âmes pures, civiques et fières, les deux sentiments de la Fraternité Républicaine.

En conséquence du réquisitoire du représentant du Peuple Noel Pointe, nous vous recommandons, Citoyens et Frères d'avoir sur la principale porte de vos demeures, cette inscription :

Unité et Indivisibilité de la République
Liberté Egalité ou la Mort

Que tous les propriétaires et principaux locataires fassent flotter sur le haut de leurs maisons l'étendard tricolore, et que tous les aubergistes, cafetiers et autres portant enseignes, remplacent les images féodales ou superstitieuses par des signes de Liberté et de Philosophie.
Les enseignes avec un saint quelconque devaient être enlevées. L'étendard de la Tour, tricolore, ne fut jamais placé et remplacé, de même que les édifices publics où l'on mis des bonnets rouges.

Les Magistrats du Peuple seront responsables de l'éxécution de ces mesures révolutionnaires devant l'opinion publique et devant le Tribunal des Sociétés Républicaines.

Registre de la correspondance du Procureur Syndic au District.

10 Frimaire an II
30 Novembre 1793


le 26 Avril 1795, le Directoire du District autorise la Municipalité à payer une somme de 33 livres à plusieurs citoyens, couvreurs, chaudronniers, chargés d'enlever les " bonnets rouges " qui surmontent les édifices publics et les remplacer sur la Tour par un drapeau en fer blanc aux trois couleurs.
Archives municipales de Clamecy - Registre du District - 11 Avril 1795.

Il semble donc que c'est depuis cette époque qu'un drapeau flotte sur la Tour de Saint Martin ; mais à quelle époque celui du fer blanc a-t'-il était remplacé par un drapeau en tissu ?
Les faits relatés ci-dessus datent de la période thermidorienne, c'est-à-dire après la chute de Robespierre.
Pendant la " Terreur Blanche " ( réveil royaliste ), les Muscadins firent remplacer le drapeau tricolore par l'emblême blanc de la Royauté.
Ce n'est qu'après le siège de Toulon que Bonaparte réprima le " Terreur Blanche ". c'est donc après cette date que le drapeau tricolore a flotté de nouveau sur la Tour.

( d'après les notes recueillies par J. Rélu, membre de la Société Scientifique et Artistique de Clamecy )

  • Source : Les pages clamecycois d'Annie Delaitre-Rélu - 2005
  • Transcripteur : Mabalivet (discussion) 12 avril 2020 à 12:05 (CEST)

L'horloge de la Tour de la Collégiale Saint Martin

(d'après les recherches faites par Messieurs Forestier et Rélu)

Extraits.

Il nous a semblé que ce quelque chose qui nous manquait, que cette vieille horloge dont on déplorait le silence et l'absence, méritait mieux qu'un simple regret, fut-il momentané, et qu'il était utile d'en donner l'origine et d'en faire l'histoire. D'autant plus que cette horloge est une oeuvre clamecycoise, qu'elle a été faite par un artisan de la ville et qu'elle est plus que séculaire.br>

Mais les recherches n'ont pas été faciles ; et les chroniqueurs locaux qui ont parlé avec détails de l'Eglise, de la Tour et des cloches, n'ont rien dit de l'Horloge. Dans ses "Ephémérides", Sonnié Moret dit ceci à propos des horloges de la Ville :

1786-18-Janvier - Délibération du Bureau de la ville pour le remplacement de la vieille horloge restant de le Tour de l'Eglise, et la suppression de son cadran à l'extérieur."
1786-14-Juin - Les officiers municipaux revenant sur le même sujet reçoivent en assemblée générale des habitants, l'autorisation de traiter au prix de trois mille livres, l'acquisition d'une nouvelle horloge ; mais ce n'était pas le dernier mot, ni de l'achat, ni du prix."

Edmé Courot, grand-père de Rolland Romain, dans les " annales de Clamecy ", dit à peu près de même.

En réalité, cette question de remplacement de l'horloge est antérieure à 1786. En effet, il y a le 10 Juillet 1785, une délibération importante sur ce sujet, et nous la transcrivons parce qu'elle marque le point de départ d'une discussion qui va durer plusieurs années, les délibérations précédentes n'étant en somme consacrées qu'à des pourparlers.br>

"Ce jourd'hui, dimanche 10 Juillet 1785, quatre heures de relevée en la salle de l'hôtel de ville, le Bureau assemblé extraordinairement, est comparu le sieur Caffard Delong, adjudicataire des réparations de la ville et canton dud Clamecy, lequel a dit que pour satisfaire à l'article deux du devis qui porte qu'il sera fait achat d'une horloge du prix de 2200 livres en la présence et du consentement des officiers municipaux, et offre présentement la somme de 2200 livres pour le prix de la dite horloge pour obvier à tous inconvénients et à toutes difficultés à la charge de Messieurs les officiers municipaux de faire poser ladite horloge et le cadran de la manière qu'ils doivent l'être entendant le sieur ledit Delong, que les frais de la pose doivent être compris dans le prix de 2200 livres, et soutenant en outre que la vieille horloge doit lui appartenir comme démolition suivant l'article 54 du dit devis. Le Bureau au contraire prétend que n'y ayant pas lieu à démolition, l'ancienne horloge doit lui appartenir, soit qu'il accepte la somme de 2000 livres, soit qu'il oblige l'adjudication a en fournir une à ce prix ; 1°) parce qu'on ne peut pas dire que la vieille horloge soit une démolition,
2°) parce qu'il est naturel que le prix de cet ancien horloge serve à faire transporter et poser la nouvelle ; d'autant mieux que l'article 2 porte en termes formels qu'il sera fourni une horloge de 2200 livres.
En attendu que les parties sont divisées sur ce sujet, elles sont convenues de s'en rapporter à l'avis de Monsieur le Grand Maître auquel il serz envoyé des mémoires respectifs dans la huitaine pour avoir sa réponse le plutôt que faire se pourra attendre le besoin de la communauté"

A ledit sieur Delong, signé et s'est retiré''

Dans la délibération du 11 Janvier 1786, on vote l'addition d'un cadran du côté du Marché ; puis constatant que la flèche qui traversera la Tour pour faire mouvoir l'aiguille du cadran pourra être endommagée par les sonneries des cloches à cause du frottement des cordes, on vote la suppression du cadran le 18 Janvier.

Le 14 Juin 1786, le prix de 3000 livres est accepté en supprimant la sonneries des quarts.

Le 30 Mars 1789, le Bureau que l'on convoquera pour décider à l'assemblée générale avec les habitants pour délibérer sur les questions suivantes :
1°) le pot de vin de l'entreprise de l'horloge.
2°) le timbre pour faire sonner les heures de l'horloge lequel sera requis au Bureau par le nombre d'habitants.

Nous n'avons pas pu savoir à quelle date l'horloge a été mise en place : mais ce fut sans doute vers le le mois de Mai 1789, car le 27 Mai de cette année, le Bureau de la ville prend la délibération suivante :

Ce jourd'hui, mercredi 27 Mai 1789, le Bureau assemblé à la manière accoutumée en la salle de l'Hôtel de Ville de cette communauté, il a été observé où il était indispensable de préposer quelqu'un pour la conduire de la nouvelle horloge et éviter par la les dégradations qui pourraient y survenir ; et le Bureau ayant considéré qu'il n'y avait personne en cette ville plus capable de s'en charger que le sieur Toussaint Nicols Boudard horloger demeurant en cette ville, qui lui-même a été chargé de sa construction ; en conséquence, ledit sieur Boudard mandé, et après en avoir conféré avec lui, il a déclaré que par le désir qu'il a que l'entretien de la dite horloge ne passe pas en d'autres mains que dans les siennes, comme étant l'auteur, il se soumet de l'entretien et fournir tout ce qui sera nécessaire pour ledit entretien et les réparations ; pourvu toutefois qu'elles n'excèdent point la somme de 24 livres et de la monter régulièrement, le tout moyennant la somme de 80 livres par an ; laquelle proposition a été acceptée par le Bureau sous le bon plaisir de Monsieur l'Intendant de cette généralité, auquel il sera écrit pour demander son autorisation, à l'effet de traiter avec ledit Boudard aux conditions ci-dessus.

Signé : Bourlet de Bèze, horloger - Heulard d'Arzy - Duviquet - D. Brugier Depouilly, secrétaire - Toussaint Nicolas Boudard.

Ceci est fort net : T.N. Boudard, horloger, est l'auteur de l'horloge de la Tour Saint Martin.

Nous nous en tenons là pour l'historique de la Tour ainsi que celle de l'horloge faite par un Clamecycois.
L'horloge forgée et construite par Toussaint Nicolas Boudard est encore celle qui, au deuxième étage de la Tour, sonne encore la chanson des heures.

  • Source : Les pages clamecycoises d'Annie Delaitre-Rélu - 2005
  • Transcripteur : Mabalivet (discussion) 12 avril 2020 à 17:39 (CEST)

L' hôpital Pantenor

En 1147, est fondé par Guillaume III, Comte de Nevers, l'hôpital de Clamecy, sur la rive droite de l'Yonne, faubourg de Panténor, quartier actuel de Béthléem.

Il fut d'abord une grange, se rajouta, au cours des années, une église, un cloître, des chambres, des colombiers, des écuries. Les religieux y pratiquaient surtout la charité accueillant les pauvres à qui on distribuait de la nourriture.

Après la lèpre, apparue au cours de l'année 1582 la peste. Les malades furent isolés dans des annexes, en lieu et place de l'usine Rhodia.

L'hôpital se délabre au cours des années. Le Duc de Bellegrade lègue son hôtel, abritant aujourd'hui le Musée de a ville. La conversion de cet hôtel à la cause hospitalière en 1719 permit jusqu'en 1932, l'édification de l'oeuvre de bienfaisance, mise en chantier par la Soeur Jeanne Simpol en 1693. Les Soeurs de la Providence sont chargées des soins à donner aux malades.

Dès le 17ème siècle, un apothicaire fut attaché à l'Hôtel-Dieu de Clamecy. Grâce aux nombreux mémoires de ces apothicaires, il a été possible d'établir une liste très détaillée des différents remèdes alors utilisés dans la région.

  • Source : ght-unyon.fr et Revue de la Pharmacie, 1961
  • Transcripteur : Mabalivet (discussion) 11 avril 2020 à 15:56 (CEST)


Anciennes Chapelles

Au Moyen-Age et dans " les temps modernes ", on comptait sept chapelles à Clamecy et dans les environs immédiats, en plus des "chapelles-églises" de l'Evêché de Béthléem et des Récollets.

La Chapelle Saint Jean : Située près de l'abside de l'Eglise Saint Martin, est au moins aussi ancienne que la Collégiale ; ce qui fait dire aux archéologues que cet édifice religieux n'était que l'église primitive de Clamecy, antérieure au VIIIème siècle.

La Chapelle du Marché : Dédiée à Saint Maur, située hors remparts, à l'intersection de l'actuelle Rue du Crôt Pinçon et de la rue Tour Lourdeau.

La Chapelle Saint Cydroine et Saint Antoine : Toutes deux situées Rue Saint Antoine, avant la Révolution de 1789.

La Chapelle de Choulot ou de Saint Roch : Construite en 1583 pour obtenir du saint patron la cessation de l'épidémie de peste qui sévissait dans la cité. Elle se situait dans les dépendances de l'usine des produits chimiques.

La Chapelle du Collège : Annexe du collège construit au 17ème siècle.

La Chapelle de l' Hôpital : Construite à proximité de l'hôpital-hospice, installé dans l'opulente demeure du Haut et Puissant Seigneur de Bellegrade, Duc, Pair et Grand Ecuyer de France, compagnon d'Henri IV, dans la rue Rolland Romain actuelle.


On comptait également cinq chapelles dans les hameaux avoisinants :


La Chapelle Saint Lazare ou de La Madeleine : Fondée à une date très ancienne mais inconnue, entre Clamecy et Armes. Des vestiges se trouvaient dans l'enceinte du Château des Terrasses dominant Armes.

La Chapelle de Beaugy : Sus le vocable de Saint Bonaventure.

La Chapelle des Pressures : Dédiée à La Vierge.

La Chapelle du Prieuré de Beaulieu de l'Ordre des Prémontés : Sous le vocable de Notre Dame.

La Chapelle du Moulot : Dédiée à Saint Joseph.


  • Source : Les pages clamecycoises d'Anne Delaitre-Rivé - 2005