Cahiers de doléances

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Les États Généraux

  • Il s'agit d'assemblées exceptionnelles convoquées par le roi de France afin de traiter d'évènements importants tels qu'une crise politique, une guerre, … et surtout des problèmes financiers.
  • Les premiers ont lieu en 1302 sous Philippe le Bel.
  • Les derniers de l'Ancien Régime sont convoqués le 14 janvier 1789 par Louis XVI en ces termes :
«De par le Roi,
Notre aimé et féal.
Nous avons besoin du concours de nos fidèles sujets pour Nous aider à surmonter toutes les difficultés où Nous Nous trouvons relativement à l'état de Nos finances, et pour établir, suivant nos vœux, un ordre constant et invariable dans toutes les parties du gouvernement qui intéressent le bonheur de nos sujets et la prospérité de Notre royaume. Ces grands motifs Nous ont déterminé à convoquer l'Assemblée des États de toutes les provinces de notre obéissance, tant pour Nous conseiller et Nous assister dans toutes les choses qui seront mises sous nos yeux, que pour Nous faire connaître les souhaits et doléances de nos peuples, de manière que par une mutuelle confiance et par un amour réciproque entre le souverain et ses sujets, il soit apporté le plus promptement possible un remède efficace aux maux de l'État, que les abus de tous genre soient réformés et prévenus par de bons et solides moyens qui assurent la félicité publique et qui nous rendent à Nous particulièrement, le calme et la tranquillité dont Nous sommes privés depuis si longtemps.
Donné à Versailles, le 14 janvier 1789.»

Les cahiers de doléances Chaque paroisse est appelée à rédiger un cahier dans lequel elle doit consigner ses plaintes et remontrances.
La compilation de ces cahiers permet aux représentants présents aux États Généraux d'avoir une idée plus précise de la situation.

  

Informations

Ces pages sont à disposition de tous et sont destinées à faire mieux connaître les problèmes que connaissaient nos ancêtres à travers l'expression de leurs doléances, à la veille de la Révolution Française.
Il sera possible de créer une page par paroisse ayant rédigé un cahier de doléances.

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Asnan - Avant le Révolution

Cahier de Doléances du Tiers.

Extrait : Rédigé par le curé d'Asnan et transmis directement à M. de Necker.


JUGE :Le juge cumulant dans plusieurs seigneureries réside à Tannay et se fait suppléer à Asnan par un subordonné. Il a augmenté indûment les droits d'audience et transforme tous les litiges en extraordinaires, de sorte que la première séance coûte aux plaideurs vingt écus et souvent davantage. On se plaint de sa facilité à recevoir les présents et il est notaoire qu'il en reçu des deux parties.


La paroisse compte six procureurs qui, avec peu de patrimoine, soutiennent un état distingué (sic). Les huissiers étant des ignorants, ce sont les procureurs qui font les exploits et il arrive souvent que l'exploit n'étant qu'ordonné, les partis s'accommodent : mais il faut payer quand même...

La paroisse a quatre huissiers qui se font payer à volonté les exploits.

La paroisse compte six notaires. Chacun d'eux ayant peu d'ouvrages, le prix de leurs actes n'en est que plus considérabke.

" Le procureur fiscal d'Asnan est très influent, parce qu'il est bien avec l'intendant, avec son subdélégué et avec le seigneur. La crainte qu'il inspire comme répartiteur est telle qu'elle l'a fait choisir comme syndic. Il ne surveille ni les huit cabarets, ni les deux boulangers ni les maraudeurs de nuit. Par contre, il est très vigilant au moment des récoltes ; ses avis menaçants attirent chez lui les pauvres paysans qui, pour échapper à ses tracasseries, s'accommodent avec lui. Il met aussi à contribution laboureurs et manoeuvres et exige d'eux des travaux sans rétributions. Dans l'automne dernier, un laboureur lui ayant refusé une journée, il le fit cruellement éxécuter le lendemain par les huissiers ".

" Il ya sept ans, le juge condamnait à trente livres d'amende chacun, au bénéfice de la fabrique, quatre jeunes gens qui avaient insulté le curé. Le procureur fical s'est accommodé avec les parents et s'est approprié le tout. Ni le fabricien, ni le seigneur, informés de cette injustice, n'ont réussi à faire entendre cette aumône ".


IMPOT : Il n'y a pas de grands propriétaires à Asnan, pas même le seigneur qui ne jouit que de droits honorifiques. Les impôts sont répartis au gré absolu du procureur fiscal et leur inégalité est choquante. Les plus pauvres manoeuvres ne payent pas moins de vingt-cinq livres seize sous pour les tailles et huit livres dix sous pour les vingtièmes.


DIMES : " Les revenus de la Cure d'Asnan se composent de la moitié de la dîme estimée à quatre cents livres et d'un supplémént tenant lieu de casuel ( une mesure de froment et treize sous par feu ). Le tout représente une valeur de trois cents livres à cause des insolvables. L'autre moitié de la dîme ainsi que les divers bénéfices vont aux bénédictins de Corbigny. Or, jamais ces religieux, qui ont vingt-cinq mille livres de rente, n'ont accordé aucun secours aux pauvres, ni même à la fabrique d'Asnan qui n' a pas de fonds. le curé est obligé d'acheter de ses deniers les ornements du culte et d'user à cela son patrimoine personnel ".


Signé : Abbé Gaste, curé d'Asnan

  • Source : Le Morvan coeur de la France. J. Bruley. Tome 1, page 327 et 328