Blin Léon Gaston : Différence entre versions

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Le 15 octobre 1912 il est versé dans la réserve de l’armée active puis dans la réserve de l’armée territoriale le 1er octobre 1922.
 
Le 15 octobre 1912 il est versé dans la réserve de l’armée active puis dans la réserve de l’armée territoriale le 1er octobre 1922.
  
Durant la Première Guerre mondiale il a été mobilisé le 1er août 1914 pour « lutter contre l’Allemagne et l’Empire d’Autriche-Hongrie ». Blessé le 9 octobre 1914 (fracture de l’avant-bras gauche) il est amputé le 14 octobre de la même année. Il combattait alors comme sergent dans les rangs de la 11eme compagnie du 120eme Régiment d’infanterie.
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Durant la [[Première guerre mondiale]] il a été mobilisé le 1er août 1914 pour « lutter contre l’Allemagne et l’Empire d’Autriche-Hongrie ». Blessé le 9 octobre 1914 (fracture de l’avant-bras gauche) il est amputé le 14 octobre de la même année. Il combattait alors comme sergent dans les rangs de la 11eme compagnie du 120eme Régiment d’infanterie.
 
Il est cité à l’ordre du jour de l’armée le 21 mai 1916 « Sous-officier d’une énergie et d’une bravoure exceptionnelles – Volontaire pour maintes missions périlleuses, les a toujours accomplies avec intelligence et dévouement. »  
 
Il est cité à l’ordre du jour de l’armée le 21 mai 1916 « Sous-officier d’une énergie et d’une bravoure exceptionnelles – Volontaire pour maintes missions périlleuses, les a toujours accomplies avec intelligence et dévouement. »  
  
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===Entrée dans le maquis===
 
===Entrée dans le maquis===
Dès le début de la Deuxième guerre mondiale, Blin qui ne peut combattre du fait de l’amputation de son bras et de la maladie de sa femme, va néanmoins s’engager dans la résistance et sera radio pour le [[maquis des Fraichots]].
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Dès le début de la [[Seconde guerre mondiale]], Blin qui ne peut combattre du fait de l’amputation de son bras et de la maladie de sa femme, va néanmoins s’engager dans la résistance et sera radio pour le [[maquis des Fraichots]].
  
 
Le 20 juillet 1944, soit 10 jours après le massacre des maquisards de [[Montaron]], les Allemands se dirigent vers  James. Pour éviter d’avoir à parler sous la torture Blin préfère se suicider.
 
Le 20 juillet 1944, soit 10 jours après le massacre des maquisards de [[Montaron]], les Allemands se dirigent vers  James. Pour éviter d’avoir à parler sous la torture Blin préfère se suicider.

Version du 14 janvier 2017 à 17:44

Né le 22 octobre 1890 à La Cerleau, canton de Rumigny dans le département des Ardennes il habite dans son village natal où il est cultivateur, avec sa famille. Selon son livret militaire il est le fils de Irma Désirée BLIN, mesure 1,77m, ses cheveux et ses yeux sont châtain, son front est moyen, son nez ordinaire et son visage ovale. Il sait lire et compter et est titulaire du certificat d’Etudes primaires.

Faits de guerre en 1914-1918

Le 15 octobre 1909, il s’engage pour trois ans à Charleville sous le numéro 269 de recrutement et sous le numéro matricule 3916. Élève caporal, il arrive en seconde position sur les 60 soldats de son bataillon. A sa libération des obligations militaires, il a obtenu le grade de sergent.

Le 15 octobre 1912 il est versé dans la réserve de l’armée active puis dans la réserve de l’armée territoriale le 1er octobre 1922.

Durant la Première guerre mondiale il a été mobilisé le 1er août 1914 pour « lutter contre l’Allemagne et l’Empire d’Autriche-Hongrie ». Blessé le 9 octobre 1914 (fracture de l’avant-bras gauche) il est amputé le 14 octobre de la même année. Il combattait alors comme sergent dans les rangs de la 11eme compagnie du 120eme Régiment d’infanterie. Il est cité à l’ordre du jour de l’armée le 21 mai 1916 « Sous-officier d’une énergie et d’une bravoure exceptionnelles – Volontaire pour maintes missions périlleuses, les a toujours accomplies avec intelligence et dévouement. »

Le 22 juin 1916, le Journal officiel annonce qu’il reçoit la Croix de guerre avec Palme (décision signée Joffre). Il avait reçu, le 21 mai 1916, la médaille militaire. Déclaré réformé N° 1 par la Commission spéciale du Corps à Ancenis (Loire inférieure) le 30 décembre 1914 il sera rayé des contrôles de l’armée le 4 août 1915.

Le 31 janvier 1934 il sera réformé par le bureau de recrutement de la Seine et définitivement libéré du service militaire le 1er octobre 1934, reconnu souffrant d’un handicap évalué à 95%.

Il devient nivernais

Gaston Blin viendra habiter Moulins Engilbert au hameau de James, à cause de la proximité de la nourrice de son épouse. Il fera bâtir une maison qui existe encore.

Entrée dans le maquis

Dès le début de la Seconde guerre mondiale, Blin qui ne peut combattre du fait de l’amputation de son bras et de la maladie de sa femme, va néanmoins s’engager dans la résistance et sera radio pour le maquis des Fraichots.

Le 20 juillet 1944, soit 10 jours après le massacre des maquisards de Montaron, les Allemands se dirigent vers James. Pour éviter d’avoir à parler sous la torture Blin préfère se suicider.

A propos de la mort du Commandant Blin

Une lettre d’un témoin de cette journée mémorable écrit à la gendarmerie de Moulins Engilbert. Cette lettre sera authentifiée par M. Perraudin, maire.

«Blin était le grand chef actif de la Résistance de toute notre région. Il a été dénoncé à la Gestapo par lettre. Le 20 juillet, sa maison a été cernée par les Allemands. Quand ceux-ci pénétrèrent chez lui, il s’est suicidé, ce qui ne les a pas empêchés de lui tirer une rafale dans la tête. Par la suite ils se sont livrés au pillage de sa maison et ont emporté tout ce qui était livres et effets personnels. Il était père de deux enfants, une fille, 26 ans, et un fils de 19 ans. C’était un mutilé d’un bras de la guerre 14-18. Il était retraité de l’Administration de l’Hôtel de ville de Paris. Il laisse une veuve tuberculeuse qui est chez lui dans un lit depuis des années et qui a malheureusement assisté, de son lit, à ce terrible drame. Blin qui se dévouait sans compter pour organiser la résistance depuis l’invasion, connaissait le sort qui lui était réservé si les Allemands le prenaient vivant. C’est pour éviter ce plaisir à ses ennemis de lui faire subir leur châtiment qu’il s’est suicidé. Il n’en est pas moins une grande victime et mort pour la France».