Anec-Ordonnances-Exception des boulangers

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10 mai 1781

Les magistrats interdisent à « tous les marchands, artisans, crocheteurs, charretiers, voituriers et autres gens de journée de cette ville et faubourgs, de tenir leurs boutiques ouvertes, d'étaler au dehors d'icelles, vendre, débiter, voiturer et travailler les jours de dimanches et fêtes de commandement, à peine de 20 liards d'amende, même de prison et de punition corporelle suivant l'exigence des cas et de confiscation des marchandises, outils, voitures, chevaux et harnois ».

Cependant une restriction inattendue est admise. « Permettons, disent les juges de police, aux meuniers de moudre les bleds et conduire les farines, et aux boulangers, pâtissiers, traiteurs, bouchers et charcutiers de travailler, vendre et débiter leurs marchandises et de tenir leurs boutiques entr'ouvertes les dits jours à l'exception des fêtes annuelles ».

De nouvelles contradictions apparaissent avec les statuts de 1786. Tandis qu'il est interdit aux bouchers (art. 11) de vendre aucune viande « les dimanches et fête solennelles, à l'exception des dimanches et fêtes depuis la Trinité jusqu'au 8 septembre inclusivement », sauf aux malades, sous peine de 50 liards d'amende et de confiscation des chairs, les statuts des cabaretiers (art. 21) se bornent à prohiber le débit et les jeux pendant les heures des services divins. Ceux des boulangers sont muets sur la question du dimanche.

Registre de police