13e régiment d'infanterie

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Suivons le 13e Régiment d'Infanterie dans ses premiers combats :

  • Le 5 août 1914, le 13e R.I. quitte la gare de Nevers en direction de la Lorraine. Il débarque à Châtel-Nomexy et prend position dans la forêt de Mondon. Le régiment est alors commandé par le lieutenant-colonel Frontil, le premier bataillon est sous les ordres du capitaine Renard, le second est commandé par le capitaine Lenfant et le troisième par le capitaine Chombart de Lauwe.
  • Le 13e reçoit le baptême du feu le 14 août ; c'est une victoire sur un corps de Bavarois. Le 13e franchit la frontière de la Lorraine occupée. « Je fus le premier à tirer sur l'ennemi et à essuyer le feu de cavaliers d'un régiment de chevau-légers. J'ai eu la chance de capturer trois chevaux. De plus, j'ai fait deux victimes et un prisonnier », écrit le soldat Lucien Roy, originaire de Nevers(1).
  • Le 18 août, prise des ponts de Hertzing et de Héming, sur la Sarre et le canal de la Marne au Rhin. Les deux jours suivants, de violents combats se déroulent dans les faubourgs de la ville de Sarrebourg, mais les Français ne parviennent pas à prendre la ville. Lors d'un de ces engagements meurt Jean Aurousseau, de La Machine. Le soldat France Galouzat, de Dornes, est fait prisonnier ; il écrira à la fin de l'année 1914, depuis le Séminaire de Paderborn où il est détenu.
  • Le 13e commence alors un mouvement de repli vers le Sud : la percée allemande est brutale, des Vosges aux Ardennes. Le 22, les défaites de Grandseille et Mattexey obligent le régiment à reculer vers Rambervillers et Épinal. Heureusement, les 26 et 27 août, l'avance allemande est stoppée par les combats victorieux de Clézentaine et de la Mortagne. Le 13e remonte et se reforme autour du village de Glonville (près de Baccarat). La bataille de la frontière est un semi-échec sur cette partie du front. Saint-Dié, Lunéville, Nancy sont protégées ; les Français ne perdent que quelques dizaines de kilomètres carrés des départements de la Meurthe-et-Moselle et des Vosges. Et ils n'ont pas réussi à reconquérir les provinces perdues.
  • Cette bataille de Lorraine a opposé deux divisions d'infanterie françaises, la 15e D.I., commandée par le général Bajolle et la 16e D.I., commandée par le général de Maud'huy, à deux divisions d'infanterie bavaroise, la 1ère commandée par le général von Schoch, et la 2e commandée par le général von Hetzel.

13e RI groupe classe 1910
  • Notes :
  • Le récit très complet de cette bataille, avec divers plans et illustrations se trouve sur trois sites Internet :
sambre-meuse-yser.be ;
chtimiste.com ;
milguerres.unblog.fr
  • Un récit plus officiel accompagnant quelques photos se trouve dans les pages de l'Illustration, Album de la guerre 1914-1918, pp. 67-73.

Le 13e R.I. dans la Meuse :

  • Pendant les trois derniers mois de 1914, le 13e connaît une alternance d'engagements contre les Bavarois et de repos à quelques kilomètres en arrière. Les secteurs qui lui sont confiés sont très dangereux : le Bois-Brûlé, le Bois-Jurat. Il s'agit de reconquérir les crêtes des collines qui surplombent Saint-Mihiel et Apremont. Les bombardements et les combats sont incessants pour gagner quelques dizaines de mètres.
  • Le général Piarron de Mondésir, commandant le 8e Corps de la Première Armée Française, rend hommage au régiment : « Le 13e R.I. est celui du corps d'armée qui a été le plus souvent et le plus longtemps chargé de la Redoute du Bois-Brûlé. C'est un poste d'honneur et de péril où il s'est toujours bravement comporté. Les pertes qu'il a faites et que j'ai ressenties comme vous tous, d'un même cœur, ont consacré sa belle conduite(2). »
  • En trois mois, le 13e a perdu 35 officiers et 2198 sous-officiers et hommes de troupe (tués, disparus, blessés et malades évacués).

Le 13e R.I. à Apremont (Meuse).

Henri Frédéric Louis Berger
  • Henri Frédéric Louis Berger est né à Decize le 8 juillet 1893. Il a effectué la Grande Guerre au 13e Régiment d'Infanterie.
  • Il a rapporté des photos du front des Hauts de Meuse et du Fort de Liouville.
Images du Fort de Liouville
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Casernement:

  • Le 13ème régiment d'infanterie occupe la caserne Pittié de 1883 jusqu'à sa dissolution en 1940.
  • Les soldats sont répartis entre Nevers et Decize, dont l'antenne fermera après la première guerre mondiale.


(1) Extrait d’une lettre publiée le mardi 18 août 1914 par La Tribune.
(2) Historique du 13e R.I., op. cit., p. 11.


Texte de Pierre Volut http://lesbleuetsdecizois.blogspot.fr/ mis en page par --Mnoel 20 août 2014 à 10:04 (CEST)