Saint Honoré les Bains églises

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L'église Saint Loup

L'église en 1855

Il est probable que la toute première église construite au moyen âge ait succédé à un temple païen consacré aux divinités romaines. La découverte d'une statuette d'argent lors de travaux pourrait le suggérer. Ce sanctuaire occupait le centre d'un cimetière dont les vestiges furent mis à jour sur I'esplanade entourant l'église actuelle.

L'église construite au 11ème siècle dépendait directement du prieuré. Le chœur terminé en abside était flanqué de deux chapelles et la charpente de la nef faite de bois cintré.

En 1569 L'église fut brulée par les huguenots et réédifiée en 1601 dans son même style roman primitif.

A partir de 1855, le développement de la station nécessita bien vite une église plus vaste. En 1875 l'église romane fut modifiée une première fois par Andoche Parthiot, architecte à Château Chinon. Le transept et les absidioles furent conservées alors que la nef était agrandie.

Le vitrail du chœur

Le chœur, le clocher d'architecture moderne placé à l'opposé du .bâtiment, le transept sont construits en 1907, d'après les plans établis par l'architecte Prosper Bobin. Le gros œuvre est fait de moellon, d'enduit et de calcaire; la couverture du toit est en ardoise, sur une charpente réalisée par des charpentiers de Saint-Honoré: les frères Théodore et Pierre Mauvetu. Les cloches, offertes par la famille d'Espeuilles, se nomment Louise et Théodorine, d'après les prénoms du Marquis (Théodore) et de la Marquise (Louise) d'Espeuilles.

L'église à la fin du 20ème siècle

En 1952 une statue de la vierge fut placée au dessus du porche et un peu plus tard une horloge trouva sa place sur le clocher.

Le saint patron de l'église et de la paroisse est non pas Saint Honoré mais Saint Loup. Né à Toul vers 390, il quitte sa famille pour rejoindre le monastère de l'île de Lérins où il rencontre Honorat. Evêque de Troyes en 427, il sauve la ville de la fureur du roi des Huns, Attila, en 451 et meurt le 29 juillet 479.

L'église possède un très beau chemin de croix ainsi que des fonds baptismaux réalisés à la Poterie de la Montagne par Louis Jollivet. Les trois vitraux éclairant le chæur représentent des scènes de la vie de Saint Loup. Un vitrail montrant Saint Honoré (Sanctus Honoratus) se trouve à I'entrée de l'église.

Chapelle des Thermes

Appelée également chapelle du Parc
Édifiée dans un premier temps en bois en 1855, sera reconstruite en 1875. Elle possède une très belle charpente cachée aujourd'hui par des lambris. Le peintre Alphonse Osbert participa à la décoration de celle-ci en 1924.

La première chapelle en bois
La chapelle reconstruite
Vue plus récente
L'entrée principale

Architecture inspirée des villas pittoresques : pignons à ferme débordante soutenue par des consoles en bois. Arcs cintrés ornés de brique rouge. D'influence romane avec des façades latérales rythmées par des contreforts.
Le Nonce Apostolique Monseigneur Roncali, futur Pape Jean XXIII y célébra un office.

Le prieuré Saint Honorat

Le prieuré est dédié à Saint Honorat. Né vers l'an 350, d'origine lorraine ou bourguignonne, très pieux, Honorat séjourne en Grèce puis se fixe au début du 5ème siècle en Provence où il mène une vie érémitique dans la baume d'Agay, sur la côte de l'Esterel. Il se retire ensuite sur l'une des îles de Lérins où il fonde une communauté monastique. L'île prendra par la suite le nom de Saint Honorat. Il est évêque d'Arles en 426 et meurt en 429. Après avoir fait jaillir une source dans l'île de Lérins privée d'eau, Saint Honorat réussit à en chasser les serpents. On peut faire un rapprochement entre cet acte et le fait que les reptiles devaient abonder dans le chaos des ruines antiques. Il s'agissait certainement d'inoffensives couleuvres comme on peut encore en voir sur les pentes ensoleillées des Garennes, mais elles sont de plus en plus rares. On retrouve beaucoup de serpents parmiles barbotines produites par la poterie de la Montagne.

C'est avant de partir en croisade, en 1106, que Hugues de Chatillon, seigneur du fief de La Montagne qu'il tenait des comtes de Nevers, fit édifier un prieuré dans un modeste village mérovingien dont on a perdu le nom. Il en fit don au monastère de La Charité sur Loire qui dépendait étroitement de Cluny. Selon Dietrich Poeck, l'église de Saint-Honorat est mentionnée en tant que possession clunisienne dans une bulle de Pascal II du 16 mars 1107 ainsi que dans une autre de Lucius II du 14 avril 1144.

Prieuré et ancienne église

Sanctus Honoratus en 1287 devient Saint Honoré en 1599. Il faut voir dans le vocable Saint Honoré une variante de Saint Honorat sans rapport avec avec Saint Honoré, évêque d'Amiens au 6è siècle, patron des boulangers, qui donna son nom au célèbre gâteau créé par le pâtissier parisien Chibouste.

Les seigneurs de la Montagne, n'étant pas seigneurs du clocher, n'avaient pas le droit dans l'église aux grands honneurs. Le Prieur seul avait son siège dans le lieu le plus honorable et le plus éminent. Au milieu du 14ème siècle un texte écrit en latin semble indiquer qu'une inspection du prieuré ait eu lieu. En 1569 l'église et probablement le prieuré, furent brûlés par les Huguenots puis réédifiés en 1601.

Liste des prieurs

  • 1410 : Le prieur est seul dans son monastère.
  • 16ème siècle : Jean Sardé, prieur commendataire, chanoine de la cathédrale de Bourges
  • 16ème siècle : Nicolas Sardé, neveu du précédent. Il semble qu'il n'y avait déjà plus de moine dans l'établissement.
  • 1616 : Nicolas de Chandon, doyen de l'église de Saint-Vincent de Macon et prieur du prieuré de Commagny, essaya d'échanger avec la Seigneurie de la Montagne la justice du Prieuré de St Honoré à Montjournal contre la moitié de la dîme de Montjournal. Cette transaction déclencha un procès qui trouva un son épilogue par un retour à l'état originel. Cette opération se réalisera un siècle plus tard.
  • 1659 : Antoine Parmentier, religieux profès de Cluny, chantre titulaire du Prieuré Notre-Dame de La Charité sur Loire, ci-devant prieur du Prieuré de Saint-Honoré, contre Messire Arnaud de Lange, chevalier, seigneur de Villemenan et Hubert Lange, son fils
  • 1664 : Noël Basset, il afferma pour 6 ans à Messire Pierre Bonneau, curé de Saint-Honoré et à Pontus Bonneau, notaire royal et greffier au bailliage de la Montagne, le revenu du prieuré pour la somme de 300 livres par an.
  • environ 1716 - François de Dieudonné , réalise l'échange tenté un siècle plus tôt : à savoir échanger la justice du Prieuré de St Honoré à Montjournal contre la moitié de la dîme de Montjournal ave Claude François de Montbaron.
  • 1733 : Dieudonné de Chandon, céda la justice de Montjournal au seigneur de La Montagne, en échange des dîmes du lieu.
  • 1758 : François de Baratin, prêtre docteur régent de la faculté de théologie de l'Université de Bourges, curé de l'église Saint-Pierre-le-Puellier d'Orléans, afferma les revenus du prieuré au curé de Saint-Honoré moyennant 700 livres par an.
  • 1789 : Bernard Melchior Garnier du Breuil, clerc du diocèse d'Orléans, redoutant l'aliénation des biens de son prieuré, fit afficher à la porte principale de l'église, qu'il ferait procéder à la vente et adjudication des bois du quartier de réserve du prieuré. Le conseil de la commune, présidé par le maire Léger, curé de la paroisse, mit opposition à cette vente en se fondant sur le décret de l'Assemblée du 2 novembre 1789 qui décida que tous les biens ecclésiastiques seraient mis à la disposition du pays.


Sources:

  • Cercle culturel Diogène Saint Honoré
  • Wikipedia fr.wikipedia.org
  • Site officiel st-honoré-les-bains.com


--m mirault 27 mars 2011 à 11:07 (CEST)
--Patrick Raynal 2 mars 2014 à 13:29 (CET)